D’un point de vue yogique, la vitalité ne se mesure pas à notre niveau de bonheur ou de contentement ; elle se mesure plutôt à la qualité et à la disponibilité de notre force vitale.
Si je devais définir la vitalité

Je vous dirais que la vitalité désigne cette capacité de vivre, de croître et de se développer. C’est l’énergie vitale elle-même, une propriété de l’être et une qualité de l’esprit plutôt qu’un bien que l’on acquiert.
Loin d’être un objectif à atteindre, elle constitue un don toujours présent en nous. Une partie innée de notre nature qu’il s’agit d’accepter, de nourrir et de libérer. C’est pourquoi une pratique yogique simple et courte peut suffire à produire un effet profond.
Notre vitalité nous permet d’agir de manière authentique et de faire preuve de flexibilité émotionnelle face au stress. Elle est un ensemble de ressources qui nous garde présents et réactifs face aux aléas de la vie, à condition qu’elle prenne sa source depuis zéro et non depuis l’agitation. Depuis ce calme. Ce centre intérieur qui l’ancre. Depuis cet ancrage elle peut s’exprimer pleinement dans le flux de la vie à travers ce sens intuitif qui guide l’action avec intégrité, innocence et gentillesse.
La vitalité peut venir d’un espace calme en soi.

Elle se cultive par un engagement constant à revenir vers soi, en particulier dans les moments difficiles, sans se « cramer » ni confondre cet élan avec une vitalité excessive ou indomptable, qui risquerait d’envahir aussi bien soi-même que les autres. Au-delà de la vitalité se déploie le rayonnement : l’expression d’un esprit stable, d’un système nerveux détendu et d’un cœur qui demeure ouvert malgré les incertitudes.
Quand les nadis et le nabhi dialoguent
L’énergie vitale, ou prana, circule sans cesse dans le corps, et chaque respiration, chaque habitude, chaque posture, chaque rituel quotidien vient influencer cette circulation.
Elle emprunte les nadis, ces canaux subtils dont le nom même signifie « rivières », dits méridiens, qui la transportent jusqu’à chaque cellule, permettant au corps d’absorber ce qui le nourrit et de se libérer de ce qui ne lui est plus utile.
Toute énergie venant de l’extérieur doit être transformée pour devenir utilisable à l’intérieur.
C’est depuis le nabhi, ce centre situé à environ 20 cm sous le nombril, relié à 72 000 nadis, que rayonnent ces rivières d’énergie. Un nombril fort soutient la digestion, l’élimination et la stabilité centrale, tandis qu’une faiblesse à ce niveau se traduit par de la fatigue, une digestion difficile ou une dispersion mentale.

La respiration profonde, en particulier la respiration ventrale, vient activer et renforcer ce centre : elle stimule l’auto-guérison du corps, favorisant la détente musculaire, une meilleure oxygénation et une plus grande clarté mentale — un effet que les exercices abdominaux viennent aussi renforcer. Notre feu Agni est alors activé. Élément vital, en plus du prana, à l’existence de notre vitalité.
La vitalité ensevelie sous le stress
La vitalité ne s’éteint jamais. Elle s’ensevelit, couche par couche, sous le stress. Reconnaître ses signes (irritabilité, impulsivité, troubles du sommeil, ennui, variations de poids) est un premier pas vers soi. Si ces signaux sont mal identifiés ils sont alors souvent mal soignés.

Encore faut-il ne pas confondre les émotions que le stress provoque avec nos sentiments véritables. Le stress a deux visages : négatif, il nourrit violence, colère et cupidité, ces faiblesses que la pression sociale active facilement ; positif, il devient énergie de croissance. Le yoga n’éradique pas d’un coup ni le stress ni nos comportements qui y sont liés : il les transforme, patiemment, jusqu’à les rendre infimes. Comme le disait B.K.S. Iyengar, une symétrie corporelle juste apaise l’excès de stress et ramène le corps à son état de santé originel.
Toutes et tous concerné·es

Il existe divers degrés de dépression. Yogi Bhajan a transmis des techniques pour traverser ce qu’il nommait la « dépression froide »; un état qui dépasse l’individuel et touche des populations entières lors des grandes transitions du monde. Surcharge d’informations, rythme effréné, choix et contrôle à tout va, besoin constant de filtrer nos pensées : sans intuition développée ni système nerveux solide, ce terrain nourrit la dépression froide.
Conscience et science Kundalini
La conscience corporelle trouve dans le kundalini yoga une voie privilégiée : les yeux, fenêtres du cerveau, s’ouvrent à un regard passif qui libère l’esprit. Alors l’énergie, au lieu de se dissiper, est sans cesse ramenée vers un point de concentration chaque fois que l’esprit s’égare. La pratique du Kundalini yoga estompe peu à peu la dualité entre corps et esprit.

Elle invite à travailler de l’intérieur plutôt que depuis l’extérieur.
Elle offre une expérience accessible véritablement holistique du corps, de l’esprit et des émotions confondus. Le corps, loin d’être un simple contenant, soutient l’intelligence elle-même.

La science le confirme : le yoga améliore la condition cardiorespiratoire, favorise l’équilibre du poids, augmente la capacité pulmonaire et l’oxygénation, tout en stimulant le système nerveux parasympathique qui est notre source de relaxation, de recharge, de réduction du stress et d’un bien-être global accru.
Au programme de l’atelier Kundalini Yoga dédié à la vitalité
Cet atelier vise à libérer l’énergie de réserve transformatrice et florissante stockée dans notre corps! Soulageons notre charge allostatique (= effort constant que fait l’organisme pour maintenir sa stabilité intérieure).

Cet atelier s’appuie sur les enseignements du Kundalini Yoga. L’opportunité d’ouvrir un espace de présence à soi et de bénéficier de l’énergie du groupe, à travers :
- des postures (asanas) intégrées dans une mise en action (kriya) dédié aux différentes facettes du système nerveux
- des méditations dynamiques
- des sons (mantra)
- une exploration consciente de la respiration (pranayama)
- une relaxation profonde pour clôturer la pratique
Le fil rouge sur le bouton rouge, le fil bleu sur le bouton bleu…
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